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Tout début a une fin

Coin de poésie

Tout début a une fin


Je ne sais pas encore par où commencer, mais nous allons essayer de tout mettre dans le bon ordre. Si un jour il vous prend de lire ces écritures, il faut que vous sachiez qu’il y a un homme derrière ; oui, un homme, et quand vous l’aurez fini, je pense que vous trouverez cet homme bizarre, voire même étrange. Auriez-vous raison ou tort, certains penseront que cet homme a mis le doigt sur une nouvelle façon de tenir une réflexion sur les pages de l’histoire de humanité, et d’autres penseront qu’il est tout simplement fou. Mais peu importe. Sur tous les sujets que rapporte ce livre, la réflexion sortira de son esprit à lui, espérant apporter aussi aux autres hommes la possibilité de voir les événements de l’histoire humaine autrement. L’histoire ce n’est pas seulement des dates et des noms, ce sont des sentiments, et c’est avec le passé qu’on forge le futur. Celui qui connaîtra le passé affrontera le futur avec un air de déjà vu. Que vous preniez cet homme pour un fou ou pas, le monde qu’il va vous raconter, c’est son monde, c’est le monde qu’il voit et qu’il ressent.

UN FOU EST UN SAGE ET LE SAGE RECONNAIT BIEN QU’IL N’EST QU’UN FOU.

Nous allons commencer par le commencement, le BIG BANG, cette formidable explosion qui donna naissance à l’univers, aux étoiles, aux planètes, les météorites ou encore les astéroïdes, mais surtout aux galaxies dont l’une contient le petit système solaire qui est le nôtre, où se trouve une petite planète, bleue vue du ciel. Enfin bleue… ce n’est que nous qui la voyons bleue. Car au départ ce n’était qu’un tas de roches en fusion et ce n’est qu’au fur et à mesure que les milliers d’années passèrent, que la terre nous offrit un environnement plus clément, ce qui permit à la vie d’apparaître. D’où venait-elle ? Une grande partie de la population pense que c’est divin ; ce n’est pas moi qui leur dirai qu’ils ont tort. Nul n’a raison ou tort ; c’est la masse qui décide. Moi je pense que tout effet a une cause.

Nous allons partir de la théorie de la météorite ou de l’astéroïde qui contenait toutes sortes d’organismes. Sûrement, certains sont morts mais d’autres ont survécus et se sont adaptés à leur environnement. Ils se sont transformés pour coloniser les océans, puis ils se sont attaqués aux continents puis au ciel. Nous allons nous intéresser aux mammifères, plus précisément à l’espèce humaine. Comme toutes les autres espèces, nous sortons de l’océan.

Mais avant que l’espèce humaine n’arrive, il y a eu les dinosaures. J’ai cette appréhension que pas mal de personnes les ont oubliés. Le monde des géants où les hommes ne pouvaient avoir leur place ! Ces dinosaures qui ont résisté à tant d’ères glacières ! Leur fin était déjà écrite dans l’espace ; leur destin était déjà là. Malheureusement, ils ne possédaient pas de satellites, ni de télescopes ; certes, un instinct de survie, mais face à la menace qui arrivait, ils étaient déjà perdus. Ils n’auront laissé que des os ; traces de leur passé sur notre terre. Tient ! Pourquoi notre terre ? Pourquoi serait-elle plus à nous qu’à eux ? Peut-être car nous savons où nous sommes alors que l’animal ne fait que subir les éléments sans jamais se plaindre. Non ! Je fais erreur. Je pense qu’il possède des sentiments, tel que l’amour que porte un chien pour son maître. Non ! Je fais encore erreur. Tout n’est que soumission.

La preuve : on dit qu’un chien a un maître. S‘il y a de l’amour, le chien et son propriétaire devraient se traiter en égaux ! Pourtant, si le chien obéit, c’est par pur instinct de survie ; il fera les quatre volontés de son maître pour sa survie ; il sait que c’est son maître qui lui donne à manger, qui le promène et que ça fait mal quand il fait une chose qu’il n’a pas à faire. Mais attention ! Je ne pense pas qu’il soit malheureux si le maître le traite avec un minimum de respect. On dit que certains chiens sont méchants, cela est faux ! Un homme peut être méchant mais un chien ne possède pas cette faculté. Oui, cette faculté. Si un chien vous mord, ce n’est pas par pur méchanceté mais par instinct : c’est qu’il aura senti chez vous quelque chose de menaçant ; même pire ! Il aura senti que vous avez peur de lui. Ce n’est qu’un animal et tout n’est que domination. Essayez de mettre votre main sur la tête du chien en passant par son museau… certains ne diront rien : ces chiens sont entièrement soumis ou auront senti que vous n’êtes pas un ennemi, ni une menace pour son maître ou pour ceux qu’ils se doivent de protéger ; mais certains ne se laisseront pas faire : la main sur la tête c’est un signe de soumission ; soit vous abandonnez et c’est lui qui devient votre maître, soit il faudra lui montrer que vous êtes le plus fort et qu’il a tout intérêt à se laisser faire ; sinon, c’est lui qui vous soumettra et fera sa loi, puisque c’est lui le maître. Un chien n’est pas un nounours c’est un animal ; un animal carnivore. Quand on décide de prendre un chien, il vaut mieux être conscient de ce que l’on fait, car lui n’aura aucune conscience de ce qu’il fera. Le battre ne servirait à rien, ce serait même méchant de votre part, car lui ne comprendrait pas pourquoi son maître agit de la sorte. Vous en avez marre qu’il pisse dans votre salon : vous le surprenez pendant l’acte, vous le prenez par la graisse du cou, vous l’emmener dans le jardin et vous lui dîtes que c’est ici qu’il faut qu’il fasse ses besoins. Evidemment, il faut lui faire répéter plusieurs fois l’opération pour qu’il comprenne ; ça c’est du dressage, c’est moins violent pour lui et pour vous ; il comprendra aussi vite qu’en le tapant.

Revenons à nos moutons. Les dinosaures ont disparu car une météorite d’environ quarante kilomètres de diamètre s’écrasa sur notre jolie planète. Le choc fut tel que la terre fut recouverte pendant plus de deux ans d’une épaisse couche de poussière, empêchant les rayons du soleil d’arriver jusqu'au sol. Les plantes disparaissaient une par une et les espèces herbivores mouraient peu à peu : puis ensuite les carnivores et les oiseaux. Mais des espèces ont survécu, comme celle des rongeurs ou encore les Fourmis.

Ha les Fourmis ! Quelle espèce formidable ! Unies pour le bonheur de leur reine, prêtes au sacrifice ultime, celui de leur propre vie pour le bien de leur colonie si bien organisée. La reine toute puissante dont le seul but est de procréer à une allure folle, ne pouvant se déplacer sauf en cas de force majeur ; les soldats, les gardiens du bon fonctionnement et de la protection de la colonie, amenés parfois à partir en guerre contre ses ennemies ; et les ouvrières travaillant jusqu'à la mort pour la colonie et sa reine. Communiquant par des odeurs, elles pratiquent l’élevage et la culture et sont capables de construire des structures gigantesques. Elles peuvent porter jusqu'à dix fois leurs masses ; ce sont de véritables machines de guerre et possèdent des bibliothèques d’odeur, complètement adaptées à leurs environnements. Elles sont partout, dans tous les moindres recoins de la planète, et se sont très bien adaptées. Le savez-vous, en France nous avons plus de dix espèces différentes de Fourmis ? Mais hélas… la Fourmi du Brésil a débarqué sur les côtes espagnoles et soumet les autres Fourmis à une allure folle… traverseront-elles les Pyrénées ? Une guerre fait rage sous nos yeux et nous ne le savons pas ! Mais si les Fourmis brésiliennes sont si fortes, c’est qu’elles sont solidaires entre elles. Leurs colonies ne se font pas la guerre ; elles doivent savoir qu’elles sont de la même famille, alors que nos Fourmis qui sont de la même sorte, se battent entre elles. Bizarre mais c’est ainsi. Quels sont leurs buts à tous ? C’est peut-être dans un de leurs chromosomes, un gêne qui leur dit de toujours avancer…

Puis, des milliers d’années plus tard de nouvelles espèces apparurent, dont la nôtre ; enfin… sous une forme encore peu évoluée, celle des singes. Nous avons tous entendu parler de la théorie de Darwin, celle de l’évolution de l’homme. Aujourd’hui nous sommes tous des homo sapiens sapiens, mais nous n’étions pas les seuls en même temps que nous. Vécurent d’autres sortes d’êtres humains, oui, d’autres hommes avaient la faculté de penser. Car ce qui nous différencie des animaux, c’est justement cette faculté de savoir, d’apprendre et de contrôler. Dans notre environnement, désormais nous sommes seuls, mais à l’époque il y avait les hommes de Neandertal qui se trouvaient en Europe en même temps que les homo sapiens. Ils vécurent ensemble pendant pas mal de temps et disparurent ; pourquoi, on ne le sait pas encore ; peut-être que l’homo sapiens les a tout simplement détruits, anéantis car ils étaient différents… par pur racisme, car oui ! Ici on peut parler de racisme, car il y a bien eu deux sortes de races d’êtres humains sur terre. En fait, il y a eu trois races d’êtres humains qui ont vécu en même temps sur notre planète : les hommes de Neandertal, les homos Floriensis et les homo sapiens qui sont ensuite devenus les homo sapiens sapiens qui est la forme actuelle que nous sommes. Peut-être que dans un futur proche notre race évoluera encore et on nous appellera homo quelque chose, mais je laisse cela aux scientifiques.

Il faut savoir que comme nous, les autres races d’homo maîtrisaient le feu et étaient de très bons chasseurs cueilleurs. Mais ces races étaient vouées à disparaître. Elles étaient en perte de vitesse. En fait ce sont les homo sapiens qui se sont le mieux adaptés à la planète, et à toutes les sortes de climat. Nous les retrouvons partout. Ils ont découvert une superbe invention : l’agriculture. C’est ce qui changea leur destinée. Ils se sont sédentarisés ; ils n’étaient plus des nomades mais des sédentaires. Ils ont donc pu se concentrer sur d’autres choses : sur ce qui les entourait. Ils se sont mis à croire, oui, à croire aux forces qui les entouraient. Ils avaient peur mais ils ont appris à les contrôler, à se protéger. Ils ne vivaient plus dans les grottes mais dans des sortes de maison. Ils ont créé des remparts pour se protéger des autres hommes. Pourquoi donc vouloir se protéger des autres hommes ? Car il est apparu la convoitise, l’envie d’avoir ce que possédait son voisin, vouloir toujours plus, oui, ce sentiment est aussi une création de l’homme !

C’était peut-être l’une des plus violentes périodes de l’histoire humaine, mais elle ne s’est pas arrêtée là. Car à partir du jour où l’homme se sédentarisera, il se battra sans cesse pour posséder les richesses de ses voisins. La naissance de l’écriture, il y a huit mille ans, n’a rien changé. Si désormais les hommes écrivent, calculent, font du commerce et découvrent la maçonnerie, c’est bien avec ceci la naissance des premières civilisations – entre autres la civilisation égyptienne que tout le monde connaît, une des plus anciennes de par le monde avec celle des perses. Désormais le choc des civilisations apparaît, le choc des cultures car deux mondes se font face avec deux modes de fonctionnements différents, des religions différentes. Et on se croit les plus forts, les plus avancés. Ces mondes ne se comprendront jamais et c’est dans la destruction qu’ils se retrouveront. Ils construirons de grands monuments tels que la grande pyramide pour les égyptiens, les jardins suspendus de Babylone qui encore aujourd’hui étonnent les hommes d’imaginer qu’il y a des milliers d’années, des hommes puissent construire des monument de ce type là. Même la tour Eiffel n’est que broutille face à l’histoire que représentent ces constructions. Pour pouvoir construire de tels monuments il fallait une technologie assez avancée. Mais pourquoi ces civilisations ont-elles disparues alors qu’elles avaient l’air si fortes, si intouchables ? Se sont-elles reposées sur leur acquis et ont-elles fini par se faire surpasser par des civilisations plus nouvelles comme celle de Macédoine ?

Tout le monde connaît Alexandre le Grand qui soumit le peuple égyptien et détruisit l’armée perse, conquis Babylone et alla jusqu’en Inde. Comment un simple guerrier put-il détruire tant d’histoire ? Etait-il un demi dieu ou un super géni de la guerre ? Avec son armée hoplite il partit de son petit morceau de terre plein de cailloux et fit de la Macédoine le plus grand empire de par le monde. Mais lui aussi finit par mourir. Personne ne pu prendre sa succession et son empire disparu avec lui. Où a-t-il puisé sa force ? Comment un homme a-t-il pu aller si loin dans sa détermination ? Pourquoi ne s’est-il pas arrêté à la Grèce ? Pourquoi vouloir toujours plus ? L’homme a-t-il besoin de se sentir le plus fort et ne s’arrêtera-t-il que dans la mort ? Le besoin de savoir jusqu’où il aurait pu aller, il l’a su, mais cela lui coûta la vie. Je pense qu’il est mort avec un certain plaisir : le plaisir d’avoir vaincu. Il se battait pour une cause, sa cause. Nous ne saurons jamais s’il est arrivé a ses fins.

Oui ! L’être humain a besoin de se lancer des défis pour se sentir vivant. Nous avons peur de la mort et pourtant nous la cherchons. Nous allons même jusqu'à la défier. Sommes-nous des fous ? Alexandre le Grand n’est que le début de l’histoire des hommes, celui qui défia le monde pour assouvir le pouvoir. Il y en a eu d’autres. Je vous aurais bien parlé de la Grèce, mais leur civilisation ne me marque pas autant que celle des romains. Les Grecs ne se sont jamais réellement entendus. Il n’y a jamais eu un dirigeant caractéristique. Des Grecs, on retiendra la mythologie Grecque et de son histoire on ne parle que rarement de la Grèce. De Sparte ou d’Athènes, ils partageaient la même culture ; une culture apportée par les Macédoniens. Jamais ils ne créeront une civilisation comme les Egyptiens ou encore comme les Perses, les Macédoniens ou encore comme celle des Romains qui conquis toute la Méditerranée. Une mer qu’on aurait pu appeler à cette époque, la mer romaine.

Les Romains possédaient une armée redoutable ou culture gigantesque. Même si elle fut inspirée par les Grecs en grande partie, ils soumettront tous les peuples, toutes les cultures ; construiront des monuments qui resteront à jamais dans l’histoire ; et surtout, ils conquerront la Gaulle, leur pire ennemie qui, des années plus tôt, avait détruit Rome pour le plaisir. Des barbares étaient arrivés de Gaulle, partis jusqu'à Rome, pour piller et détruire. Les Romains avaient peur de ces hommes. Ils ont toujours eu peur de ces hommes incontrôlables pour lesquels le sang et la guerre de leur faisaient ni froid ni chaud ; ils en rigolaient, oui, rigolaient de la guerre et de la mort. Pour des hommes civilisés comme les Romains de l’époque c’était impensable. Comment des hommes pouvaient-ils se moquer de la mort, tapant sur leurs boucliers, brandissant leurs épées en criant le plus fort possible ? Ce n’était pas une armée, c’était des fous armés, sans organisation. Ce sera juste leur courage qui les mènera à la victoire. Même si les dieux donnèrent leur accord, César lui-même hésita à conquérir la Gaulle où se trouvaient tous ces peuples Barbares. Car s’il perdait, c’était Rome qui encore serait détruite et ce serait bel et bien fini pour les Romains. Mais César savait que les Barbares aimaient l’or, alors il paya certains peuples pour qu’ils adhèrent à sa cause afin de pouvoir conquérir la Gaulle. Et il la conquit. Même Vercingétorix ne parviendra pas à l’arrêter. C’était pourtant bien commencé, mais Alésia fut la fin pour lui. Celui-ci retranché dans ses fortifications, César décida de faire une sorte de blocus. Il construisit un rempart autour d’Alésia pour que les Gaulois ne puissent plus sortir, et construisit un rempart aussi derrière lui pour éviter que leurs alliers ne l’attaquent par derrière. Vercingétorix savait que ses alliers allaient arriver, mais perceraient-ils les remparts ? César a été le plus fort, mais cette guerre fut perdue non pas par une faiblesse physique mais par une faiblesse mentale. Vercingétorix ne pu faire plier César. Pourtant César n’était pas un grand guerrier ; mais il était un grand décideur. C’était le muscle face à l’esprit. Vercingétorix se rendit mais resta fier jusque dans sa mort ; égorgé par la main de César lui-même, dans une de ses prisons. Je pense que pour Vercingétorix ce fut un des plus grands déshonneurs ; pour lui qui devait mourir l’épée à la main. Mais il avait décidé de se rendre pour sauver ses camarades d’une bataille qu’il savait déjà perdue. Que pouvait-il se passer dans sa tête à ce moment ? Au moment où il a du rendre les armes, pensait-il à la Gaule ou au litres de sang qui, grâce à lui, sont restés dans les veines de ses camarades ? Ou pensait-il que son dieu l’avait lâché ? Il ne le sait peut-être pas, mais nous garderons à jamais un souvenir de lui comme un homme qui s’est battu, lui aussi, pour une cause qu’il croyait juste. Et c’est bien ça le plus important.

César a gagné et désormais il possède tout. Le grand empire romain peut commencer à respirer. Les ennemis d’hier ne sont désormais plus là, et pourtant des hommes veulent la mort du grand César. Je vais l’appeler le grand César pour la bonne raison qu’il y en a eu plutôt pas mal. Une conspiration apparu et ce sera son propre fils qui lui donnera la mort. Pourquoi les plus grands hommes finissent toujours ainsi ? Pourquoi autant de convoitise ? Ces hommes m’inspirent le respect, mais d’autres les haïssent car ils possèdent le pouvoir. César a tout gagné et les autres resteront derrière lui toute sa vie. Mais de toutes façons on retient César comme le grand homme de l’empire romain et Brutus comme le traite : c’est lui qui tenait l’arme. Mais derrière cette arme il y avait sûrement beaucoup de personnes, sûrement des sénateurs. Ils l’ont tué pour de l’or ; pour de l’argent. Et maintenant ils sont où ces hommes à part dans une tombe ? Bravo ! Vous avez eu l’argent, mais César, lui, il a eu beaucoup plus que ça. Désormais il est immortel. Son esprit, ce qu’il a créé, restera à jamais gravé dans l’histoire. On se souvient de César mais on ne se souviendra pas de ceux qui l’ont trahi.

Comme dans tous les empires dont je vous ai parlé, les Romains commencent à se reposer sur leurs lauriers, se croyant désormais intouchables. Leur peuple profite de la vie sans se soucier qu’il y a d’autres forces qui se préparent, qui se renforcent, qui elles ne se sont jamais arrêtées de se battre. Bientôt les Hun vont faire leur première apparition. Des César il y a en eu plein. Aujourd’hui, les sénateurs se battent tous pour le pouvoir. Ils veulent tous le pouvoir. Et pourtant c’est une république, enfin… une république… je vais l’appeler la république des bourgeois car se sont les riches qui commandent et ne regardent plus ce qu’il se passe aux frontières. Leurs soldats les préviennent, mais ils n’écoutent pas car ils se croient tous puissants. C’est ce qui va causer leur perte.

La religion chrétienne a fait sont apparition. Le choc des religions arrive à grand pas. Ils iront même jusqu'à séparer leur empire en deux : celui gouverné par Rome et l’autre par Constantinople, celui qui deviendra l’empire byzantin. Ont-ils eu raison ? Sûrement, sinon tout l’empire se serait écroulé quand les Barbares de l’Est et ceux du Nord attaqueront. De toutes façons, ils sont déjà morts : leurs peuples ne savent plus se battre ; cela fait déjà longtemps qu’ils ne se préparent plus à la guerre. Je me demande même s’ils savaient ce que signifiait la guerre. Ça fait déjà longtemps qu’ils ne font plus la guerre… et voilà les Barbares qui attaquent ! Des milliers arrivent de partout et attaquent toutes les frontières en même temps. Les vétérans d’autrefois ne sont plus là pour indiquer aux jeunes les manœuvres à suivre. Les livres c’est bien mais ça ne suffit pas : il faut l’expérience du feu. L’empire romain est désormais détruit ; enfin presque : il reste l’empire byzantin qui lui résistera encore quelques siècles.

Désormais les peuples barbares se sont installés sur l’ancien empire romain. En Gaulle un peuple barbare appelé les Francs vient d’arriver. Ces Francs viennent du Nord-Ouest de l’Allemagne actuelle. Qui aurait pu croire que ce peuple barbare puisse créer une nouvelle civilisation ? Oui, le peuple Franc, ce peuple qui ne connaît que la guerre, va créer une nouvelle forme de vie, complètement différente de celles des autres peuples. Je ne dirai pas qu’il est plus formidable que les autres, ce serait mentir car il est loin d’être parfait, mais je vais vous raconter son histoire. Notre histoire.

Nous allons commencer sous le règne de Clovis, notre premier roi des Francs. Il était un barbare, oui, un barbare, mais devenu roi par son sacre par le pape lui-même à Reims. Il a décidé de ne plus être le chef d’une bande barbare mais de devenir le roi du peuple Franc. Pour ça, il eu besoin de la religion et il choisit la religion chrétienne. Désormais, nous pouvons parlé du royaume des Francs et du peuple Franc. Il eu un fils, Charles Martel, bien connu pour avoir repoussé les Arabes près de Poitiers. Mais qui sont ces arabes et que font-ils à Poitiers ? Ce peuple vient d’Arabie Saoudite et s’ils sont venus jusque là, c’est pour convertir le monde à une nouvelle religion : la religion musulmane. Ils ont conquis sur l’Est jusqu’aux frontières de l’Inde et sur l’Ouest tout le Nord de l’Afrique, l’Espagne et montait sur le Nord de l’Europe. Personne ne pouvait les arrêter. Montant des chevaux robustes et rapides, c’était de grands guerriers et tenaient leur force de dieux. Oui, ces hommes pensaient qu’ils pouvaient conquérir toute la terre connue, car c’était Dieu qui leur donnerait la victoire. Ça aurait pu être le cas si devant eux Charles Martel ne s’était pas dressé. Devant eux, ne croyez pas que cette guerre était gagnée d’avance. C’était même improbable qu’il puisse remporter cette bataille. Charles Martel dit « si je gagne cette bataille, alors ensuite, le royaume des Francs ne croira plus qu’en un seul dieu : celui des chrétiens. Et un miracle se produisit : l’armée des Francs remporta la bataille de Poitiers et repoussa les Arabes derrière les Pyrénées. Grâce à cette bataille, la religion chrétienne qui existait déjà depuis un bout de temps trouva un protecteur. Et quel protecteur que celui qui repoussa les Arabes à Poitiers ! C’est le peuple Franc qui redonna vie à la chrétienté, car lorsque l’empire romain chrétien disparut, la religion chrétienne était seule. Les Barbares avaient d’autres religions. Pourquoi se seraient-ils mis à croire à une religion de perdant ? Désormais, ils avaient trouvé un protecteur qui les protègerait de tous les ennemis. Un protecteur qui ira même étendre leur toute puissance dans toute l’Europe grâce à Charlemagne.

A sa mort, Charles Martel laissa à ses deux fils le royaume des Francs. A l’époque ce n’était pas le plus âgé qui prenait la succession, mais les fils. S’il avait eu trois fils, alors on aurait séparé le territoire en trois ; mais il n’en a eu que deux. Pendant les premières années de son règne, le jeune roi se sentit un peu à l’étroit, bloqué par l’océan et sur l’Est il y avait le royaume de son frère. Il ne pouvait pas attaquer au Sud les Arabes : ça aurait été suicidaire. Puis un jour, il envoya un de ses chevaliers à la table de son frère. Bizarrement son frère mourut. On soupçonna que son chevalier l’empoisonna, mais de son propre chef. Jamais, au grand jamais, Charlemagne n’aurait pu faire du mal à son frère. Mais il ne rejeta pas son chevalier qui était un ami et sur qui de toutes façons on n’eut aucune preuve. Ce n’est pas avec des soupçons que l’on fait un coupable. Mais je dis que grâce à la mort de son frère, il récupéra le royaume. Vu que son frère ne possédait pas d’enfant, à partir de cet instant, il commença à gouverner. Désormais son royaume était ouvert sur le monde et il conquit, un par un, tous les peuples Barbares et les convertit à la religion chrétienne. Il prit toute l’Europe mais ne toucha jamais à Rome qui était désormais le lieu où résidait le pape. Il n’eut pas que des victoires. Il a quand même voulu s’attaquer à l’Espagne, mais ce fut une grosse erreur. Il perdit un de ses plus fidèles chevaliers. Il comprit alors que c’est en faisant des erreurs qu’on devient plus fort. En résumé, Charlemagne fit du royaume des Francs, un empire. D’ailleurs il se fit sacrer empereur des Francs par le pape. Sur tout son empire, les hommes désormais sont chrétiens. La civilisation occidentale vient d’apparaître. Sans lui notre civilisation n’aurait jamais existée. Nous aurions pu appeler cette civilisation celle des Francs, mais dans son empire il rallia toute sorte de peuple à cette religion et à un certain mode de vie et de culture. Cet homme aussi s’est battu pour une cause et l’a menée à bien. Car il pensait qu’il était de son devoir d’apporter aux autres peuples sa cause. Lui aussi il a marqué le monde de son passage, mais comme d’habitude des hommes voulaient usurper son pouvoir. Ses fils n’avaient pas ce sens du devoir. Je vais finir par croire que tous ces hommes oubliaient de s’occuper de leurs descendances. Peut-être aurait-il du plus éduquer ses enfants pour qu’ils puissent reprendre le flambeau ou pensait-il que ses fils comprendraient d’eux-mêmes ? Quel était l’enjeu ? Pourquoi avait-il fait cela ? Mais encore une fois, ils se sont reposés sur leur acquis ; hélas, rien n’est acquis à vie. Rassurez-vous, le peuple Franc a résisté. Une nouvelle forme de roi est apparue. Tous plus incompétents les uns que les autres. Ceux qui étaient frères sont devenus ennemis.

Après la mort de Charlemagne, l’empire fut séparé entre ses trois fils. L’un a eu l’Est, l’autre le centre, la Germanie et l’autre la France. Et au lieu de s’allier contre des ennemis communs, ils se sont ignorés. Mais rassurez-vous, la civilisation occidentale était toujours là. En fait, je ne peux pas dire que la civilisation occidentale soit apparue avec Charlemagne ; c’est faux ; c’est plutôt grâce à lui qu’elle a pu exister.

Mais une guerre entre deux peuples va faire rage. On va bientôt découvrir ce peuple qui se nomme le peuple Viking. Ils viennent du nord de Suède, plus exactement ils sont de farouches guerriers à la musculature impressionnante. Ne connaissant la peur tout comme nos ancêtres les Gaulois. Ils vont bientôt débarquer sur les côtes normandes. Notre roi de l’époque en a eu peur, surtout quand ils sont arrivés aux portes de Paris ; prêts à tout brûler, à tout piller, car c’était surtout des pillards. Notre roi de l’époque décida de négocier avec eux : s’ils épargnaient Paris, en échange on leur donnerait la Normandie. Pour ça, il fallait d’une qu’ils se convertissent, et leur chef de l’époque deviendrait duc de Normandie. Ils ont finalement accepté ce marché. C’était Guillaume le Conquérant. De toutes façons, c’était bien trop alléchant pour lui : enfin une terre, une terre bien à lui ; leur terre du Nord est peu fertile et a peu de ressources. C’est pour cela qu’il a accepté. Mais cet homme ne voulait pas en rester là. Il avait trop soif de conquête et de gloire. Il décida d’attaquer un autre royaume : celui de l’Angleterre. Il arriva sur les côtes de la Grande Bretagne, fit brûler ses navires et dit à ses hommes « si vous voulez retourner chez vous, il va falloir remporter cette guerre ». Vaincre ou mourir, c’était le choix qu’il avait donné à ses hommes. Je me demande comment un homme qui pourtant avait reçu la Normandie, un territoire où il aurait pu vivre tranquillement, s’est lancé dans une autre guerre dont la victoire était incertaine. Il va même jusqu'à brûler ses bateaux. S’il perd, même lui ne retrouverait pas la maison. Pourquoi un homme peut-il aller jusqu'à un suicide certain ? Etait-il fou ou justement savait-il qu’ils étaient moins nombreux ? Que cette bataille avait une issue que ses hommes ne connaissaient pas et que personne ne pouvait prédire ? En brûlant ses bateaux, ses hommes se battraient sûrement avec beaucoup plus de courage. S’ils veulent retourner chez eux, il faut gagner. Puis c’est tout. Je pense qu’il a eu raison ; même que ce fut bien réfléchi : un homme peut multiplier ses forces et son courage quand le besoin se fait sentir. Nous savons comment ça a fini. Pendant cette bataille qui commençait à mal s’engager, une flèche, oui, une simple flèche fit de Guillaume le Conquérant, le grand gagnant. Cette flèche arriva dans l’œil du roi d’Angleterre, dans son œil ! Quelle était la probabilité pour qu’elle arrive à le toucher ? Lui, portant une armure le protégeant de bas jusqu’an haut, sauf les yeux ? Et bien malgré tout, cette maudite flèche si engouffra ; tuant le roi d’Angleterre. Désormais, Guillaume le Conquérant est le vainqueur et il gouvernera l’Angleterre et la Normandie pendant près de trois cent ans. C’est pour ça qu’on retrouve énormément de mots français dans la langue anglaise. C’est grâce à ces hommes qui, pris de folie de grandeur et de gloire, mirent une claque à nos amis les Anglais. Mais ils auront leur revanche.

Il n’y a pas eu de révolution. En fait, les hommes qu’il avait placés pour gouverner l’Angleterre, se sont tout simplement écartés de la Normandie. Ils se sont assimilés au peuple au fur et à mesure. Des années, des siècles passent et ils ont oublié d’où ils venaient. Les Vikings ne possédant pas de culture assez grande pour supplanter la culture qui était déjà sur place, ce sont eux qui se sont adaptés à leur environnement. Guillaume n’était plus un conquérant ; grand chef d’état, il connaissait mieux sont épée que sa plume. Il restera lui aussi dans l’histoire mais ne construira jamais une œuvre à sa gloire. Il ne restera de lui que ses batailles et ses combats. C’est ce qu’il voulait. Je ne sais pas pourquoi, mais je sais une chose : c’est qu’il restera dans l’histoire comme Guillaume le conquérant.

Mais encore une autre guerre se prépare. A croire que l’être humain aime se battre, qu’il ne pense qu’a ça. Pourquoi toutes ces batailles ? Pourquoi toutes ces guerres ? Que cherchent tous ces hommes à vouloir toujours plus ? Souvent ils possèdent tellement et pourtant ça ne leur suffit pas. Il faut toujours plus. Que veulent-ils à la fin ? Quelle est leur cause ? Savent-ils pourquoi ils font cela ? Ils envoient des milliers d’hommes se battre, se vider de leur sang, pour l’honneur, la gloire, le pouvoir, rentrer dans l’immortalité. Oui, il cherche l’immortalité. Dans la pensée des autres, notre corps meure mais notre esprit restera vivant ; le temps que des hommes penseront à eux ; je le pense aussi. Un jour, un homme les supplantera, mais ça c’est l’avenir qui nous le dira.

Une guerre longue de cent ans va arriver. Quand ça va commencer, ils ne sauront pas que cela durera si longtemps. Désormais toute la France est en guerre contre elle-même. Certains ducs et seigneurs soutiennent le roi de France, d’autre le roi d’Angleterre. Maintenant, la guerre à commencer. Une guerre, certes bizarre, mais elle a bien commencée. Les armées du roi de France ont du mal face aux armées anglaises. Pour cause, les soldats anglais ont une armure bien plus légère, ils sont plus rapides et mieux organisés, alors que les soldats français ont une armure bien plus lourde. Quand ils tombent, ils ne peuvent se relever. Nous commençons à perdre cette guerre. Notre roi est jeune et peu expérimenté face au roi d’Angleterre qui lui est bien plus vieux. Celui-ci a l’expérience et dirige ses troupes avec stratège. Nous perdons du terrain dans cette guerre. On a même l’impression que c’est bel et bien fini. Mais ce serait sans compter Jeanne d’Arc, une petite fille de la campagne ; depuis toute petite elle a une haine indescriptible envers les anglais. Elle les déteste et elle est prête à tout pour vaincre. Un jour, elle partit voir son seigneur, lui demanda des hommes pour traverser les lignes ennemies pour aller voir le roi. Son seigneur le lui accorda. Pourquoi ? Qu’avait-elle de si particulier pour qu’un seigneur prenne le risque de lui donner des soldats pour traverser la France pour rencontrer le dauphin ? Cette jeune femme à peine assez forte pour soulever une épée ou encore porter une armure, prétendant chasser les anglais du royaume de France, quelle force la portait-elle ? Mais quoi qu’il en soit, les hommes croyaient en elle comme à une sainte. Elle pouvait multiplier la force des hommes par deux, par trois ; leur donner la force d’aller toujours plus loin. Comment se fait-il qu’un homme soit prêt à partir pour une mort certaine juste pour elle ? Elle devait dégager une force, une aura extraordinaire, pour que tant d’hommes osent la suivre. Et ils étaient prêts à la suivre jusqu’en enfer et d’en revenir juste pour elle. Son seigneur lui donna ses soldats et elle partit jusqu'au dauphin, à Chinon où le roi se réfugiait. Mais si seulement son histoire s’arrêtait là ! Mais non ! Elle arriva pendant un jeu, un bal masqué, et pourtant elle qui n’avait jamais vu le roi, elle le trouva du premier coup et sans hésiter se mit à genoux en lui implorant de lui donner une armée. Avec cette armée, elle mettrait en déroute l’armée anglaise. Il y a des choses peu probables, mais là, je ne peux ou j’ai du mal à exprimer ce que l’on aurait pu ressentir ce jour là. Comment est-ce possible ? Elle l’a senti que cet homme était le roi. Oui, une femme a changé le cours de l’histoire par l’amour qu’elle portait à son peuple, à son roi et à sa terre. Celle qu’on disait la pucelle d’Orléans devait gagner cette guerre. Le roi a finalement donné son armée. De toutes façons il n’avait plus rien à perdre. Il était déjà perdu. Son armée, il n’en restait rien. Une broutille face à l’armée d’Angleterre. Il lui donna une armure, une épée, un cheval et elle partit rejoindre le reste de l’armée du roi. Quand elle arriva, les hommes la voyaient comme descendue du ciel. On peut dire que leur batterie était de nouveau pleine de son souffle. Elle leur avait redonné vie ; redonné vie à une armée entière ! Elle remporta chacune de ses batailles. Elle ne cessera de se battre que pour enfin faire couronner son roi ; le roi de tous les français. Imaginez cette dernière bataille avant d’arriver jusqu’à Reims où les soldats français faisaient face aux soldats anglais. Il n’y eu aucune goutte de sang versée ce jour là. Ils ne pouvaient plus rien faire. Les anglais disaient d’elle que c’était Dieu qui était avec elle ; que Dieu était du côté des français et non avec eux ; « nous sommes perdus ; que nous soyons plus nombreux ce ne servirait à rien ». Car chaque soldat de Jeanne se battait avec la rage de deux ou trois hommes. C’est par la pureté qui était en elle qu’ils étaient si forts. C’était pour lui faire plaisir. Vous êtes-vous déjà battu sachant que celle que vous aimez vous regarde perdre ? Ce serait la honte à tout jamais ! C’est ce que vous vous dîtes et cela multiplie votre force considérablement. C’est bizarre mais c’est ainsi. On ne me dira pas que ça vous fait ni chaud ni froid de savoir qu’il y a celle que vous aimez qui vous regarde perdre. Il est hors de question. Si je perds alors je ne pourrais plus jamais la regarder dans les yeux ; si je ne suis pas capable de me défendre moi-même, comment je pourrais la défendre elle ? Je pense que c’est pour ça que les anglais ont renoncé. Car ils savaient que face à eux, ils avaient une armée qui ne pouvait perdre. Qu’avec cette armée, il y avait Jeanne et qu’ils iraient partout où Jeanne leur dirait d’aller. Les soldats anglais ont renoncé et ne se battraient plus le temps que Jeanne serait avec eux. Le roi couronné, Jeanne ne servait plus à grand-chose pour lui. Ses conseiller lui disaient de l’arrêter, préférant désormais la négociation à la guerre ; question de budget. Le roi la jeta aux loups : il la donna aux anglais. Trahison ! Tous ceux qui ont essayé de faire de grandes choses se sont fait avoir… Comme si ceux qui réussissent font peur. Elle qui était prête à donner sa vie pour son roi, finalement le roi n’était pas prêt à en faire autant. Elle brûla vive sous le regard du roi d’Angleterre réjoui. Jeanne ne t’en fais pas, tu es restée dans l’histoire, respectée par tous et sacrée sainte, même si l’église à l’époque te prenait pour une sorcière. C’est eux qu’il aurait fallu mettre au feu. Je ne sais pas si tu sais ce que tu as accompli réellement, mais tu as sauvé l’histoire de France. Sans toi nous ne serions pas là. Tu as fait le sacrifice ultime pour ton pays, pour ce pays que tu croyais juste, et pourtant il t’a abandonnée. J’ai envie de pleurer rien que de savoir que nous sommes de véritables salopards. Mais ta folie guerrière ne nous aurait pas menés bien loin ; tu aurais du te calmer ; le roi a du te stopper. Mais jamais nous n’aurions du te donner à l’ennemie ! C’est la seule chose que je regrette. Mais tout ceci est bien loin et fait partie de l’histoire. D’autres guerres attendent notre peuple. Il y aura peut-être une autre Jeanne, l’avenir nous le dira.

Mais que se passe-t-il de l’autre côté de la planète, du côté de l’empire au soleil levant ? Oui, à cette époque aussi, de l’autre côté, ça se bat. Je crois bien que les guerres sont inévitables quel que soit l’endroit où nous nous trouvons. Le sang coule. Les chinois aussi, de leur coté, sont en guerre contre les forces barbare. Oui, encore à cette époque, il y a encore des peuples nomades tels les Huns ou encore les Mongoles. Ha ! Les Chinois avec leur culture millénaire, peuple gigantesque aux constructions pharaoniques. C’est bizarre quand on pense qu’ils ne sont pas très grands comparés aux hommes du Nord. Mettez un viking face à un chinois, vous verrez. Pourtant ce n’est pas par la taille physique qu’ils sont forts, mais par la taille de leur mental. Je ne pourrais vous citer toute leurs créations, tellement il y en eu. Mais je vais vous parlez de cette muraille qui pour moi est magnifique, de par sa grandeur, mais surtout de par son histoire.

Vous croyez que cette muraille est la première mais avant de construire celle que l’on connaît, il y en a eu d’autres. Certes moins solides, mais il en reste des traces. Pourquoi construire une muraille si grande ? C’est bien pour se protéger ou se protéger des attaques incessantes que doit supporter le peuple chinois ? Le premier empereur, après avoir rassemblé tous les peuples de Chine, décida de construire une muraille qui devait protéger le peuple chinois. Au départ elle fit bien son travail, mais la première ne fut pas assez longue. C’est bête à dire mais quand Gengis Khan fonça sur la Chine, il se heurta à cette muraille. Ne pouvant la traverser, il décida de la contourner. Oui, de la contourner. Il envoya une troupe faire le tour pour détruire une porte qui permettrait à son armée de la traverser. Et il la traversa. Mais cette fois, ils ne se sont pas contentés de tout détruire et de piller. Non, ils sont restés. Cet empereur mongol, connu dans le monde entier, avait soif de pouvoir, mais ceci ne l’a pas arrêté. Il continua jusqu’aux plaines d’Europe, où là, il fut obligé de s’arrêter. Gengis Khan voulait de grands pâturages pour son peuple. Les terres de Mongolie sont peu fertiles : obligés d’être nomade. Ils ne pouvaient rester bien longtemps sur ces terres ; c’est pourquoi ils attaquaient sans cesse les Chinois. Pour eux c’était vital. Pourquoi les chinois ne leur ont-ils pas donné un morceau de leur territoire immense ? Je ne pense pas que les Mongoles faisaient la guerre par plaisir, mais par simple nécessité. Ils ne pouvaient laisser leurs femmes et leurs enfants mourir de faim. C’est pourquoi ils se battaient. Gengis Khan battu pour cela, pour son peuple. C’était sa cause et il l’a menée à bien. Pour combien de temps, certes, un temps trop court. La Mongolie aujourd’hui est un des pays les plus pauvres du monde, et le monde lui tourne le dos encore une fois. Mais cette fois, même le plus farouche guerrier ni pourrait rien. Le poids des armes a changé la donne ; désormais, une guerre se gagne avec celui qui possédera le plus de bombes, et non avec le courage et l’effort des hommes. Leur peuple est voué à rester dans l’ombre. Désolé Gengis, mais malgré ce que tu as fait, tes successeurs n’ont su garder ce que tu as créé. Je suis désolé pour ton peuple de braves. Les Chinois ont fini par chasser ton peuple de ces terres et décidèrent de construire une autre muraille. Cette fois en pierre. Ce qui est extraordinaire c’est que l’on aurait pu croire que ceci aurait pris des dizaines années, mais elle fut construite à une vitesse folle. Ce qui permettra la création d’une route sûre jusqu’en Occident. C’est le début de la route de la soie, ce qui fera la richesse des empereurs et du peuple Chinois.

Mais d’autres grands guerriers ont aussi façonné notre histoire. Comme Attila, roi des Huns. Tout lui appartenait de l’Est à l’Ouest ; enfin presque. Ses guerriers étaient invincibles. Ils auraient pu continuer jusqu'à l’océan Atlantique, vu que rien ne semblait les arrêter. Mais un homme l’arrêta : le pape. Vous allez me dire « mais que vient faire le pape là-dedans ». Pourtant Attila, que rien n’arrêtait, a été surpris – je ne peux pas dire qu’il eu peur ; je ne pense pas qu’il sache ce qu’est la peur – en voyant ce saint homme qui lui parlait, à lui. Que se sont-ils dit… Je pense que le pape l’a tout simplement impressionné, ne le prenant pas comme un Barbare mais comme un homme. Puis son devin lui prédit que s’il attaquait Rome, alors il mourrait. Je pense qu’il s’est mis à douter. Un homme qui se met à douter devient vulnérable, même s’il est considéré comme le plus fort. Une faille suffit pour perdre quand la bataille commence. On ne doit plus se poser de question. Il faut y aller car l’adversaire va le sentir et en profiter. Sera-t-il possible de l’emporter vu les conditions ? Il est plus sage de partir. Je n’arrive pas à comprendre comment il se fait que cet homme eu peur de la mort. Peur de défier la mort alors qu’à chacune de ses batailles, la mort le guettait. Et là, alors que la victoire lui était acquise, il renonça. Il y a des choses qui resteront secrètes. Que lui est-il arrivé alors qu’on disait de lui que là où passait Attila l’herbe ne repoussait plus ? C’était un grand guerrier et un grand chef. Voilà pourquoi il a renoncé. Ce n’est pas celui qui remporte le plus grand nombre de batailles, c’est aussi celui qui sait prendre les bonnes décisions quand il faut les prendre ; c’est ça un grand homme. Bientôt l’Amérique. Oui, Christophe Colombe va découvrir l’Amérique. Enfin… les Antilles. Mais c’est déjà pas mal.

C’est un des premiers, car il faut savoir que ceux qui ont réellement découvert l’Amérique, se sont les Vikings. Ils sont passés par le Nord mais peu importe. Ils ne sont jamais revenus. On a trouvé quelques traces au Canada, c’est pour ça qu’on le sait, mais ceux qui ont réellement découvert ce nouveau continent, se sont les Espagnols. Ce sont les premiers à être arrivés là-bas. Ils ne sont pas venus pour faire dans la dentelle. Ils sont venus conquérir. Ils sont venus pour l’or, mais ils ont aussi découvert de nouveaux peuples. Je dirais même aussi de nouvelles civilisations telles que les Inca et les Aztèque. C’est bizarre mais ils n’ont pas été impressionnés par leurs cultures, ni par leurs constructions, mais par l’or. Si on leur avait dit que de l’or coulait dans leurs veines ils se seraient tranchés les veines pour le récupérer. Ça m’énerve. On découvre une nouvelle culture et on n’essaye pas d’apprendre. Non, on veut les détruire, les soumettre à notre bon vouloir. C’est le monde de l’époque. On ne leur demande pas de faire dans le social. Il faut des résultats. Même s’ils ont écrasé des dizaines de peuples, ce n’est pas les Espagnols qui ont détruit les Aztèques. Les Incas, oui. Mais pas les Aztèques. C’est eux-mêmes qui se sont détruits. Ils étaient si avancés et pourtant leur culture les écrasait. Ils n’ont pas su faire face à la nouvelle donne. C’est ainsi de toutes façons : on ne vous aurait laissé aucune place. C’est peut-être mieux ainsi.

Louis XIV vient de faire son apparition. Il est jeune et déjà il rêve de pouvoir. Un génie avant l’heure. Remettons-nous dans le contexte. L’heure des monarchies est arrivée, l’Europe est gouvernée en majorité par les Habsbourg en Espagne, en Germanie Autriche, enfin partout sauf en France où c’est un Bourbon. Déjà pour Louis XIV c’est mal parti. Nous sommes entourés d’ennemis et ils ne rêvent que de nous conquérir. Pourtant, il va réussir l’impossible : il va tenir tête à toutes les autres monarchies du monde connu. Il va créer une monarchie absolue. Aucun roi auparavant ne l’a pu. Il va commencer par construire à Versailles un château immense. Une révolution à cette époque. D’une beauté incomparable. Nombre de monarchies va essayer de l’imiter, mais en vain. Connu dans le monde entier, même à l’heure actuelle, Versailles reste une sorte d’idéal pour de nombreuses personnes. Il va s’en servir pour appeler tous les grands hommes de l’époque : les ducs, les contes et les grands seigneurs. Ils vont venir à lui dans le château de Versailles, d’où ils ne repartiront jamais. Comment a-t-il fait pour que tous ces hommes restent à coté de lui ? Il les a ruinés. Cela coûte cher de rester près du roi. Déjà il devait se changer tous les jours, sinon quelle honte de porter deux fois le même habit. Rien que cela coûte très cher, mais il va leur offrir des jeux, des jeux d’argent où les seigneurs y laisseront toutes leurs plumes. Alors pour continuer de jouer, ils vont demander de l’argent au roi, ils vont se faire construire des palais à Versailles pour être à côté de leur roi. Mais pendant qu’ils sont loin de chez eux, il faut bien gouverner leur région respective. Alors Louis XIV installe des hommes de confiance pour les remplacer dans leur région, puisqu’ils sont à Versailles. A partir de ce jour, il contrôle toute la France. Il n’a plus à rendre de compte à personne. C’est lui le maître absolu de la France. Ainsi, il va pouvoir faire ce qu’il lui plait. Il vaut mieux à cette époque qu’il y aie un seul homme qui décide, plutôt que d’avoir une ribambelle de partenaires, qui étaient parfois bien plus puissants que le roi lui-même. Désormais, il va gérer le royaume d’une main de fer ; monter une armée immense, sa célèbre armée de dragon ; aménager la France grâce à Vauban ; et tenir tête à l’Europe entière. Mais il ne va pas simplement tenir tête à l’Europe. Il ira même jusqu'à faire la guerre à l’Europe toute entière ; sûr de sa force ; et il vaincra. C’est lui qui va faire les contours de la France actuelle. Il rajouta au royaume des régions comme l’Artois, l’Alsace, la Lorraine. Il fit de la France la plus grande puissance mondiale de l’époque. La France était intouchable, elle n’a jamais été aussi riche et sa culture était si impressionnante que dans le monde entier on essayait de l’imiter. Lors du règne de Louis XIV, on pouvait dire IMPOSSIBLE N’EST PAS FRANÇAIS. Pourquoi avoir fait tout cela ? Pour le pouvoir ? Pour la France ? Pour les français ? Ou pour le monde qu’il voulait voir sous sa domination ? C’était sûrement une des plus belles périodes de l’histoire de France, où l’utopie était possible. Nos colonies se portaient bien, nous gagnions du terrain partout, il n’y avait rien à redire, on construisait toute sorte d’ouvrage sans se poser de question. De l’argent, il en sortait de partout. Désormais ce n’est plus Louis XIV mais on l’appelle le roi Soleil. Mais quelle fut sa cause ? La France, je suis sûr qu’il aimait profondément sont pays. Il était prêt à tout pour lui et il a tout fait. C’était un génie dans les affaires et dans la gestion de la guerre. Mais comme pour tout, il y a une fin. Quand il commença à se voir vieillir, il se mit à douter. Il ne croyait plus en ce qu’il faisait. Il eut peur du jugement de Dieu (il est toujours là lui). Les hommes de Dieu qui étaient à ses côtés se sont servis de lui pour leur propre cause. Ils vont réussir à lui faire croire que Dieu le pardonnera s’il chasse les protestants de France. Ce fut une erreur. Son armée de dragon, une grande majorité d’entre eux était des protestants, et ils ont fuit à l’étranger. Affaiblissant son armée, affaiblissant la France. Pourquoi avoir peur de la mort, toi qui a donné la vie à tant de personnes ? Tu étais un si grand homme ! Je pense qu’on t’a manipulé ; ton parcours était parfait ; il n’y avait rien à en redire. Tu aurais été sûrement élu le plus grand homme du millénaire ; tu n’avais commis aucune faute. A ta mort c’est tout le peuple de France qui aurait versé des larmes sur ta dépouille. Tu étais un grand homme aimé de tous, mais dans la mort, certaines personnes te mépriseront. Pourtant les erreurs passées auraient du te mettre sur la voie : la Saint Barthélemy, ce massacre dont on dit que la Seine est devenu rouge vu le nombre de morts ; ce jour là, les Parisiens sont devenus des assassins. Pourquoi n’avoir pas retenu cette journée comme une erreur, et vous hommes de Dieu, comment avoir laissé faire ? C’est vous qui avez ordonné ce massacre ! Vous vous dîtes servir Dieu, mais vous ne servez que votre propre intérêt, pour votre simple survie. Pourquoi infliger ceci à la France, votre berceau ? Ceux qui vous ont redonné vie sous le nom de Clovis, de Charles Martel et de Charlemagne ? Si Dieu existait vraiment, il n’aurait jamais accepté que son peuple protecteur se massacre, se vide de son sang pour des futilités. Vous avez sali le nom du roi Soleil, lui qui avait fait de son royaume un exemple. Vous en avez fait un assassin ; vous vous dîtes hommes de Dieu, mais finalement les sentiments qui vous habitent sont bel et bien humains. L’humain qui est en vous est bien trop fort pour que vous puissiez lutter. Dieu devait vous indiquer la voie dans la Bible, mais je pense que c’est trop dur pour vous de suivre son exemple. Vous vous êtes servi de lui pour maîtriser la faiblesse de l’homme qui est l’ignorance, mais vous, vous n’en savez pas plus. Vous êtes comme sont les hommes. Vous êtes assoiffés de pouvoir et de contrôle. C’est peut-être l’époque qui le demandait, mais je pense que vous aussi vous êtes loin d’être des saints. Que Dieu vous pardonne, car moi je ne vous pardonnerai pas, Dieu pardonne, l’homme non. Mais bientôt le courroux du peuple va se faire sentir. Dans peu de temps, le peuple va se soulever face à cet homme qui se croit invulnérable.

C’est la révolution, mais pourquoi les hommes et les femmes se sont rebellés contre l’autorité avant 1789 ? Il y a eu deux ans de sécheresse. Il n’y avait plus de nourriture, plus rien à manger. Les hommes avaient faim, c’était la famine en 1789. Les femmes avec leurs enfants décidèrent d’aller à Versailles demander du pain à Louis XVI, en pensant que leur roi allait faire un geste, lui qui était pour eux leur protecteur. Si seulement tu avais donné quelque chose ta tête serait encore sur tes épaules ! Même si tes ancêtres avaient fait de la France un grand pays, les enfants qu’ils avaient engendrés n’allaient pas forcément être comme eux. D’un grand homme, toi, Louis XVI, tu étais loin d’être un bon roi en laissant ton peuple mourir sous tes fenêtres. Tu leur devais protection mais tu ne leur as rien donné. Si, que du plomb : oui, tu leur tiras dessus, comme des malpropres ; tu as tiré sur ton propre peuple, ton sang. C’est ce qui causa ta perte. En rentrant à la maison, les femmes racontèrent tout à leurs maris. Que pouvaient donc faire ces hommes qui viennent d’apprendre que leur bon roi essaya tout simplement de tuer leurs femmes et leurs enfants ? Le résultat c’est la prise de la Bastille. C’est le début de la révolution. Ils vont te chasser de Versailles, te mettre aux Tuileries. Au départ ils ne voulaient pas d’une République mais d’une sorte de Monarchie parlementaire. Mais tu as voulu fuir, pactiser avec l’ennemi pour reprendre ton trône. Drouet t’a retrouvé. Tu as causé ta propre perte. Tu te battais pour aucune cause, seulement pour la tienne. Tu ne pensais qu’à toi. Tu n’étais qu’un égoïste. Tu as causé la perte de ta couronne, mais si ce n’était que cela. Dans ton égoïsme tu as emporté ta femme, mais surtout Louis XVII. Ce n’était qu’un enfant ; tu les as emmené tous les deux vers la mort. Il se suivit une république, la première. Quelque rigolade. C’était la première fois que des hommes du petit peuple allait gouverner. Que savait-il du pouvoir ? C’est pour ça qu’il s’en est suivi tant d’années de terreur où la France était prise entre révolutionnaires et royalistes.

Désormais la France est gouvernée par les bourgeois. D’ailleurs aujourd’hui encore, mais c’est une autre histoire. Un homme est arrivé, un des plus grands hommes de l’histoire de France, c’est Bonaparte, un génie militaire. C’est, au départ, un petit général sans affectation, et pour sa première affectation on va lui demander d’arrêter les insurgers de Paris. Evidemment, ils l’ont choisi car s’il perdait, on aurait dit que c’était de sa faute. Je vais vous raconter son histoire d’avant. Il vient d’une petite famille corse. Son père le mit dès son enfance dans une école de Jésuites à Ajaccio, puis il entra à l’école militaire de Brienne, et ensuite il resta à l’école militaire de Paris pendant un an. Nous voilà à Paris. Il écrasa les royalistes, ce qui lui permettra d’atteindre une place dans l’armée révolutionnaire ; une vraie place. Il rétablit l’ordre dans tout l’état en remportant les guerres de Vendée et celles des Chouans. En remportant ces batailles, il s’est forgé une très grande réputation, ce qui lui permettra de devenir le général en chef de l’armée d’Égypte. Puis il quitte son armée pour rentrer à Paris. Il nous rapportera d’Égypte, l’Obélix de la Concorde, mais s’il est rentré c’est qu’il avait d’autres ambitions, bien plus importantes que d’être un petit général de pacotille. En rentrant à Paris, il contacte Barras en vu de faire un coup. Il faut savoir qu’à cette époque, la France est ruinée. Elle n’a plus rien, ni commerces, ni industries ; ruinés à Paris la production est réduite de soixante deux pour cent ; les ports de Marseille et de Bordeaux sont fermés ; les forêts pillées ; le réseau routier est détruit et les routes ne sont plus sûres ; la dévaluation est de 99.996 pour cent des finances ; les caisses sont vides ; les fonctionnaires et les soldats sont payés avec plus de dix mois de retard ; aucun budget ne peut être établi et dans les milieux riches il n’arrange rien : frénésies de plaisir et goinfrerie ; le pire en 1796 : la presse modérée est supprimée et on emprisonne des prêtres réfractaires. Tout semble parfait pour un coup d’état. Ce n’est pas le peuple qui va se rebiffer. Ils n’ont déjà rien, alors de toutes façons, ça ne pourrait aller plus mal. Alors Bonaparte va se lancer dans ce coup d’état avec son ami. Il devient premier consul en 1799 et consul à vie en 1802. Mais ce n’est pas seulement pour le pouvoir qu’il devient consul, c’est pour la France et les Français ; pour redresser l’état, car il aime la France. Et il n’aura de cesse de se battre pour elle. On ne pourra jamais remercier assez Bonaparte : il redressa la France. C’est sûr il est venu en dictateur, mais pour nous libérer, non pas pour nous emprisonner ou pour son propre chef. Il a donné sa vie pour elle. Il a redressé la France comme personne auparavant n’aurait pu le faire. Il reprit toutes les affaires une par une. Si vous pensez qu’il était là pour son bonheur personnel, vous vous trompez. Il était sur tous les terrains, sur tous les champs de bataille, mais aussi dans les bureaux. Car l’état français avait besoin de nouvelles lois, une nouvelle organisation. Alors qu’avant lui tous les autres essayaient de prendre le pouvoir pour l’argent, en se foutant de la France et de l’idéal qu’elle représentait, il fut le seul qui se soit dressé comme un rempart devant eux. Certes, il a utilisé la force pour venir jusqu'à nous, mais nous devons lui dire merci. Je ne pourrais vous citer tous les changements qui ont été effectués à cette époque ; toutes les trahisons dont il a du faire face. Pour vous dire que cet homme était respecté par tous, la bonne preuve : tout le monde connaît cette histoire où il a réussi a s’échapper de l’île d’Elbe et débarqua sur les côtes de Provence ; puis remontant jusqu'à Paris, Napoléon atteint Digne ; à Laffrey, un bataillon du 5ème de ligne barre la route, mais Napoléon, sûr de lui, offre sa poitrine au feu et dit : s’il en est un qui veuille tuer son général, son empereur, il le peut. Tous les hommes l’on acclamé ; ils étaient heureux de le retrouver. Ils ont désobéi au roi pour retrouver leur empereur ; celui qui les avaient emmené tant de fois ver la victoire. Il était plus qu’un simple homme, c’était leur sauveur. Qui aurait osé faire de même ? Comment pouvait-il savoir que ces soldats se rallieraient à lui ? Cet homme imposait le respect. Certes, sa folie l’a emmené vers l’ombre. Si seulement à Waterloo tout le monde se serait bien tenu. Mais certains était trop contents de le retrouver et ont voulu faire du zelle. D’autres se sont soit disant perdu en chemin ; ce général Bourmont qui a pactisé avec l’ennemi ; une guerre qui était pourtant gagnée. Ha ! Napoléon, nous te regrettons, toi qui nous a tant donné, qui a guidé le peuple Franc jusqu'à son apogée. Nous avons tout détruit. Ils auraient du t’écouter. Un homme seul n’est rien ; il lui faut des bras et des jambes pour exister. Seulement les tiens t’ont lâché. Etaient-ils des lâches ou avaient-il un esprit de revanche ? Une guerre que tu avais pourtant gagnée, celle des Chouans, a refait surface là où elle aurait du rester, dans l’ombre. Cette guerre était tienne mais ne t’en fais pas, nous avons répandu dans toute l’Europe et dans le monde entier notre cri de liberté. Bientôt tous les peuples d’Europe ne crierons que ce mot « liberté ». Liberté et les Monarchies tomberont une a une : Louis XVIII est revenue mais pas pour longtemps. Ce n’est pas ce vieux croulant, emporté par la gangrène, qui peut représenter la France. L’homme qui devait être à notre tête, devait être un homme droit, robuste, ne possédant pas ce sentiment de peur et prêt à tous les sacrifices pour la victoire. La France ne doit jamais faiblir tout comme toi notre empereur. Ton neveu lui-même prendra ta succession bien plus tard, en 1948. Il se fera élire Président de la seconde République, puis fondera le second Empire. Il était sûrement un grand commerçant et il fit de la France l’empire le plus riche du monde. Mais ce fut un piètre guerrier. Il fut la cause d’une guerre qui toucha le monde entier, mais ceci est une autre histoire.

Que se passe-t-il de l’autre côté de l’Atlantique ? Les grands peuples d’Europe se sont partagé l’Amérique, ce nouveau continent vierge, enfin presque, puisqu’il y avait les indiens. Même si ces peuples étaient peu évolués, ils existaient quand même. Mais il n’y avait pas de place pour tout le monde, et nous n’allions sûrement pas les laisser tranquilles. Je sais que c’est triste, mais ils ont pris du retard. C’était sûrement de grands guerriers mais face à toute notre armada, ils ne risquaient pas de faire grand-chose. Nous ne leur avons laissé aucune place dans notre monde. Aujourd’hui, il vaut mieux être compétitif. Si certains veulent survivre, il n’y a pas de place pour les retardataires. Leur culture était peu avancée, leur technologie restait médiocre ; d’ailleurs inexistante car beaucoup d’entre eux étaient nomades. Nous avions besoin des ressources que possédaient ces terres pour agrandir toujours plus nos empires. Je ne vais pas lâcher de larmes pour eux, même si on les a exterminés. Ce n’est pas de notre faute. Aujourd’hui on veut nous faire croire que nous étions des barbares, mais l’époque actuelle le voulait ainsi. C’est bien beau de vouloir parler du passé sans y avoir participé réellement. Comment peut-on dire ce qu’il s’est vraiment passé ? Si nous n’y étions pas, si les hommes de l’époque les ont chassés, c’est qu’on leur avait donné l’autorisation de le faire. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il faut réparer nos fautes ; c’était hier ; maintenant cela appartient au passé. Seulement désormais, il ne faudra pas répéter nos erreurs dans le futur. Les gens voient les autres mais jamais eux-mêmes. Personne n’est blanc comme neige, tout le monde essaye de niquer tout le monde ; de prendre ce que l’autre possède. Avant de donner des leçons et de traiter les hommes comme inférieurs, regardez-vous ! Mais vous préférez critiquer votre voisin que de vous remettre en question. Je ne vous demande pas de devenir des Saints mais simplement de vous dire : oui, je suis comme lui ; et de l’accepter. Celui qui l’accepte deviendra plus fort. Nous devons tous faire notre place. Si vous croyez qu’il faut attendre que cela vienne du ciel, alors attendez ; mais vous prenez du retard ; pour revenir dans la course, il va falloir y aller. Depuis la nuit des temps, nous fonctionnons ainsi ; nous devons nous marcher dessus ; il n’y a pas de place pour tout le monde. Aujourd’hui, il y a six milliards d’habitants. Pensez-vous que la terre peut en supporter encore beaucoup d’autres ? Vous croyez qu’il y aura assez de charbon, de fer, de zinc, de pétrole, de gaz, d’uranium, d’aluminium, pour tout le monde ? Ce monde de consommation détruira la planète. La surproduction va vers notre destruction. Pour faire pousser notre blé il faut de l’azote dans la terre. Une fois par an ça va, mais deux fois par an c’est trop. Aujourd’hui nous sommes obligés d’injecter nous-même l’azote pour que notre blé pousse. Mais quand je dis « blé » c’est aussi le maïs, le colza, tout quoi. Pourquoi tant de consommation ? Pourquoi vouloir plus toujours ? Nous allons vers l’auto destruction de notre planète. Même notre race celle des Homo sapiens sapiens. Avons-nous le droit de nous détruire ? C’est évident, tout le monde ne peut avoir tout. Nos enfants vont devoir se préparer à la plus grande des batailles de l’histoire. Allons-nous laisser nos enfants se battre pour nos erreurs ? Pour nos fautes ? Car nous n’avons pas vu venir l’ennemi. Nous savons parfaitement qui a lancé cela. Ce sont nos amis américains. Nos amis, laissez-moi rire ! Dans quelques pages je vous raconterai ce que nos amis sont réellement. Mais comment leur en vouloir, c’est nous qui les avons formés. Ils ne font que ce qu’on leur a appris : l’argent, toujours plus d’argent et rien que de l’argent, et surtout croyez en Dieu. Mais ceci n’est pas un idéal.

Quand nous sommes arrivés en Amérique, c’était effectivement pour ces ressources qui débordaient de partout. D’immenses territoires à combler, à conquérir. Des territoires à conquérir à moindre frais. Ce ne sont pas les Indiens qui allaient nous arrêter, ils étaient bien trop faibles pour cela. Alors nous avons coloniser mètre carré par mètre carré pour ramasser toujours plus. Des galions entiers arrivaient sur nos côtes, remplis de tabac, de sucre, de rhum et surtout de l’or. Ha l’or ! Tant de sang a coulé pour ce métal jaune, que moi je ne trouve pas si extraordinaire. Dîtes-moi, l’or a-t-il déjà sauvé des vies ? On a découvert de nouvelles choses avec cet or ? Les scientifiques devraient chercher pourquoi nous sommes si attirés par ce métal. Si nous sommes si attirés par lui, il doit bien y avoir une raison. Car c’est un métal rare ; pas si rare ! Je sors dehors, j’en trouve partout sur les doigts, les cous, les poignets. Ça vous fait bander ou quoi ? Ou c’est juste pour se décorer ? Vous êtes tous des photocopies ! Vous voulez tous vous ressembler. Que les scientifiques trouvent, car je pense qu’il y a un problème. Où que l’on aille, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, tout le monde a cette obsession pour l’or. Comment se fait-il ? Pour bonne preuve, quand les Espagnols sont arrivés en Amérique, les Incas, les Indiens, les Aztèques et les Indigènes, tous portaient de l’or. Pourquoi ? Nous sommes sur un autre continent, nous ne nous sommes jamais vus, et pourtant même dans ce nouveau monde, on trouve de l’or. Eux aussi avaient cette obsession. Là, je ne vais pas parler d’homme mais d’êtres humains. Sont-ils tous obsédés par ce métal jaune ?

Bon, nous allons retourner à nos moutons. Ces occidentaux venus coloniser l’Amérique ont finalement décidé de trahir leur pays, leur peuple et leur origine, pour créer les Etats-Unis. Qui aurait pu croire cela ? Enfin, ils peuvent dire merci à la France, qui les a formés ; leur a prêté une armée pour luter contre les Anglais. Grâce à nous, ils eurent leur liberté, et nous, la satisfaction d’avoir ennuyé nos amis les Anglais. Mais finalement, quelle erreur ! Car ces hommes voulaient toujours plus. Ils ne se sont pas arrêtés à leurs treize états. Ils voulaient les nôtres, puis ceux des Espagnols. Ils les ont finalement eu. Enfin, pour nous Français, avec Louis XVI au pouvoir, qui à l’époque a été incapable de garder nos colonies, finalement plus rien ne pouvait les arrêter. Ils vont finir par devenir un super pays possédant plus de cinquante états : les états unis d’Amérique vont voir finalement le jour pour notre plus grand malheur. Si seulement à cette époque, on avait jeté un coup d’œil de l’autre coté de l’océan, tout ce qui arrive aujourd’hui ne se serait pas passé.

Nous sommes désormais sous le règne de Napoléon III. C’est notre nouvel empereur. Il n’a rien d’un empereur, certes. Il mit de l’argent dans les caisses de l’Etat, fit de grand aménagement aussi. Mais en guerre, il ne valait pas un clou. Il n’avait rien à voir avec Napoléon Premier. Ce n’était qu’une imitation. C’était plutôt un technocrate, un homme de bureau, non pas un homme de terrain. En 1870 une guerre éclate avec la Prusse et il a été impuissant face à ce nouvel ennemi. La guerre était perdue. Nous l’avons perdue en un clin d’œil ; et deux régions de perdues : L’alsace et la Loraine. Désormais, les couteaux sont lancés. Pourquoi n’as-tu pas réussi à garder ces régions ? Sais-tu ce que ça va déclancher dans moins de cinquante ans ? Tu as perdu ton titre. Tu as été chassé du gouvernement et tu as sali ton nom. Eux qui t’avaient élu bien qu’ils possédaient encore la nostalgie de l’époque passée ! Mais l’histoire est ainsi faite, de haut et de bas. Ce que l’on retiendra de toi, c’est la perte de deux si belles régions. Même si tu avais fait de la France un grand empire industriel et financier, à quoi bon si c’est pour tout perdre à coup de canon ? Tu croyais trop la France intouchable, mais ce fut faux. Tu n’as pas voulu moderniser notre armée et ça a causé notre perte et la tienne. Désormais, la France est humiliée. Désormais, nous voulons notre revanche. A partir de 1901, les dépenses pour l’armée dépassent les deux milliards de Franc. Vous vous dîtes que ce n’est rien, mais un Franc de l’époque valait beaucoup beaucoup plus que le Franc que nous avons connu avant l’Euro. Même l’Euro, vous croyez que c’est une monnaie forte, mais elle n’est que dérisoire face au Franc de l’époque ; d’ailleurs, face à toutes les autres monnaies qui pouvaient exister dans les grands pays d’Europe.

Il y a désormais une véritable course à l’armement, tous les pays européens se mettent à s’armer. Nous incitons à la haine pour que lorsque la guerre éclatera, nos hommes se battent avec une rage ignoble. Ça y est : la guerre est déclarée. Une guerre que tout le monde croyait courte. Les Français pensaient récupérer l’Alsace et la Loraine en quelques semaines. Les allemands pensaient écraser les Français en un mois seulement, grâce au plan Schlieffen. Mais tout ceci était faux. Cette guerre fut la plus grande des boucheries que le monde n’ait jamais connues. Je crois qu’au début du livre, je vous ai dit que les Homo sapiens sapiens quand ils se sont mis à se sédentariser allaient connaître une période de violence énorme ; mais là, nous avons battu tous les records de la bestialité. Des centaines de milliers d’hommes vont mourir, d’autres seront mutilés. Cette guerre est une guerre d’irresponsables. Ça faisait plus de trente ans qu’ils s’armaient pour en découdre, mais là, les forces en jeux sont énormes. Je ne sais pas si vous voyez ce que représente cent mille morts, mais ceci ce n’est rien en réalité. Car il y en a eu beaucoup plus. Je ne préfère pas donner le chiffre, ça me donne envie de pleurer rien que de savoir le nombre de vie gâchée pour que nos dirigeants s’exaltent à la victoire. Il fallait qu’on récupère l’Alsace et la Loraine, mais il nous aurait fallu de vrais dirigeants et non des fous. Je vais vous le donné quand même pour que vous vous souveniez à vie de cette guerre : 8.574.831 morts dans le monde entier et une grande partie de Français et d’Allemands. Je ne sais pas si vous voyez ce que cela représente. L’être humain est-il devenu fou ? Sommes-nous à ce point des idiots ? Tous ces morts… Mais qui nous dirigeait ? Comment ont-ils laissé faire ce massacre ? La bataille de Verdun, c’est quoi cette mascarade ? Ce sont qui ces abrutis qui ont laissé faire ça ? 221.000 morts et 216.000 blessés côté Français ; 500.000 morts et blessés du côté Allemand. Mais pourquoi s’être affronté ici ? C’est quoi ce rapport de force ? Il fallait qu’on se mette dessus, je veux bien que c’était la guerre, mais la logique elle n’aurait pas dit autre chose. Surtout que nous savions ce qu’il allait se passer. Le général Pétain, au lieu de contourner, de les prendre à revers, enfin de faire quelque chose de censé ! Non, on fait de même, on se met chacun d’un coté et on se la met grave. Pourquoi ? Il savait parfaitement que c’était un suicide : 1250 canon, un canon tous les 25 mètres sur sept kilomètres de front ; 21 millions d’obus tirés ; ça se fut du côté allemand ; et du coté français, on fait de même. Ce ne pouvait être qu’une boucherie ! L’enfer était arrivé aux portes de Verdun. Un déluge de feu. Pourquoi ? Le prestige des armées ? Quelle gloire peut-on en retirer ? Un million d’hommes morts ou blessés dans les deux camps, sur sept kilomètres de front. Pourquoi vouloir savoir si les Français étaient plus forts que les Allemands ? Au début de la guerre nos soldats comme les leurs savaient pourquoi ils partaient en guerre, mais jamais ils n’auraient cru que leurs gouvernements respectifs allaient les emmener vers une mort certaine. Je crois bien que pour cette guerre, il a manqué un grand homme. On a désigné Pétain comme le grand homme de la guerre ; laissez-moi rire ! C’est un incapable ce type. Il a eu son diplôme, on lui a confié une armée et il l’a emmenée à l’abattoir. Et de l’autre côté, ce fut pareil. Ils ont eu droit à un incapable aussi. Je crois, moi, aujourd’hui, que cette guerre nous a servi de leçon. Ce n’est pas au nombre de canons ou d’hommes que se décide une bataille, mais à ceux qui savent les diriger. Si personne ne le peut, non, ce n’est pas le pouvoir, c’est un don. Faire la guerre ne s’apprend pas dans les livres et ce n’est pas avec un nombre de diplômes que l’on devient un grand homme. Ce sera sur la capacité de prendre les bonnes décisions quand il faut les prendre. C’est dur à dire, mais je pense que c’est comme tout. C’est une passion, la passion du combat ; comme deux lutteurs ou deux guerriers qui s’affrontent pour la gloire de leur clan ; comme cela se faisait en Chine : les combattants de deux écoles s’affrontaient, ils envoyaient leur meilleur élève et ils se battaient non pas pour faire du mal à l’autre, mais plutôt comme un échange. On se salut et on combat. Celui qui aura la meilleure technique gagnera. Alors que nous, nous n’avions aucune technique : on fonce et on verra ce que cela donnera après ; comme des animaux ; nous sommes mis à la même hauteur que les animaux. Mais rien n’y fait, c’est ainsi. Allons-nous encore répéter cette histoire inlassablement ?

La paix va arriver plus tard et un armistice sera signée. Les alliers, enfin surtout les Français, vont demander une somme faramineuse à l’Allemagne : 400 millions de Franc or ; ils ne pourront jamais payer. De notre côté, les USA nous demande de payer leur effort de guerre. Vu que les Allemands ne nous payerons pas, nous ne payerons jamais les Etats-Unis d’Amérique. Mais cela va avoir une très grande conséquence dans le futur ; je vous le raconterai plus tard ; d’ailleurs, c’est peut-être ceci qui causera notre perte dans moins d’un siècle.

Mais un grand changement est en train de s’opérer du côté Russe. Le tsar de Russie vient d’être chassé par les Bolchevistes, Lénine arrive au pouvoir de la grande Russie, une révolution fait rage. Bientôt, la Russie va s’appeler URSS. Les communistes viennent de prendre le pouvoir. Après la guerre, les forces en jeu ont changé les hommes, veulent du changement. Les Russes vont trouver Lénine. Les Allemands vont trouver Hitler. Enfin, plus tard. Cet homme, petit caporal dans l’armée allemande n’est pas content d’avoir perdu contre la France. Il désapprouve le traité de Versailles. Etait-il fou ? Non, je ne pense pas. En lui dormait un grand homme ; ses convictions vont le pousser aux plus grandes fonctions de l’Etat, mais pas tout de suite. Il va lui arriver d’abord pas mal de mésaventures et un événement va tout changer pour lui : le crash boursier de 1929 va lui être très profitable. Pourquoi ce crash boursier ? Comment peut-on expliquer cette chute des cours américains ? Pour moi, c’est tout simple : les pays européens étaient ravagés par la guerre, détruits, ruinés. Il fallait tout reconstruire, donc les USA ont prêté de l’argent pour que nous puissions reconstruire ; à tout le monde mais très peu à la France puisque nous ne voulions pas leur rembourser leur effort de guerre. On disait que puisque les Allemands ne nous remboursent pas, nous non plus nous ne rembourserons pas. Qu’importe ! Au moins quand les bourses du monde se sont écrasées la tronche, nous n’allons pas être touchés autant par cette dégringolade. Les USA ont fait fortune sur notre dos, mais les grands pays européens se sont remis plus vite que prévu grâce aux colonies qu’ils possédaient. Les Allemands furent très peu touchés aussi, puisque la guerre ne s’est pas passée chez eux. En quelques années, nous avions retrouvé notre superbe d’antan et les pays européens n’avaient plus rien à faire avec les USA. Donc, il eut ce crash boursier. Les Russes ne faisant plus partie de la chaîne, cela faisait autant d’argent en moins en circulation. Tout effet a une cause, et la cause de cet effet était que les états unis sont passés au second plan. Hitler en a profité pour récupérer le pouvoir. Les Allemands étaient tout d’un coup pauvres et Hitler leur a promis la richesse. Toute la richesse qu’ils auraient voulu et le rassemblement de tous les allemands. Oui, car après la guerre nous avons séparé les allemands, créé de nouveaux pays et de nouvelles frontières. Des allemands se retrouvaient de l’autre côté des frontières de leur pays. Nous avions fait ceci pour briser leur grandeur et leur puissance, mais nous n’avions pas pris en compte le cri du sang. C’est ce qui causa notre perte en partie et l’arrivée de Hitler au pouvoir. Cet homme était parti de rien et pourtant il a réussi à se hisser au plus haut siège du pouvoir. Ça y est, le peuple allemand a enfin trouvé son guide sous le nom de Hitler. Pour certains c’était un fou, pour d’autres un messie. En réalité, cet homme ne se battait pas pour lui, mais pour l’Allemagne ; pour la grandeur de l’Allemagne et de son peuple. C’était sa cause et il la mènera à bien quelles que soient les conséquences que cela pourrait entraîner. Nous le voyons tous comme le diable en personne, mais il n’est pas pire que les autres grands hommes de l’histoire. On dit qu’il a massacré le peuple juif, c’est vrai, mais il en avait besoin pour prendre le pouvoir. Il a désigné le peuple juif comme étant la cause du mal de son peuple. Je ne sais pas s’il les détestait vraiment ou si c’était par simple stratégie. On dit que c’était du racisme, mais le racisme n’existe plus. Le racisme veut dire la haine d’une autre race, mais il n’y a qu’une seule et même race : celle des Homos sapiens sapiens. C’était sûrement la haine de ce peuple qui avait réussi formidablement à s’intégrer dans toutes les sortes de pays, à prendre même des places importantes. Il devait sûrement détester cette communauté qui ne pensait qu’à elle. Ils n’appartiennent à aucun pays, ils ne possèdent aucune terre à part les nôtres ; ne se marient qu’entre eux. Par exemple, si une entreprise juive fabriquant des chaussures avait besoin de cuir, vous croyez qu’elle irait voir un fabriquant de cuir non juif ? Bon, c’est normal, ils doivent se soutenir, vu qu’ils ne sont que des minorités. C’est pour leur survie. Je ne pense pas qu’il avait la haine de leur religion mais simplement de leur mode de fonctionnement. Je n’essaye pas de le défendre, loin de là, mais simplement de comprendre, de me mettre dans sa logique. Car en soi, si nous enlevions le massacre du peuple juif, Hitler aurait-il pu être un homme autant admiré que Napoléon pour les Français ? J’ai parfois l’impression que l’on oublie ce qu’il a fait pour son peuple. Ce n’était pas un fou et je pense bien qu’il avait toute sa tête. Tout ce qu’il a fait ou pu faire n’était que pour son peuple et non pour sa propre gloire. Mais qui était Hitler ? Enfant d’une domestique autrichienne Maria Anna Schicklgruber et d’un père inconnu qui aurait pu être le fils de Frankenberger, de 19 ans, de la famille juive chez laquelle elle servait à l’époque. Je l’ai déjà dit et je le répète, tout effet a une cause, et seul Dieu peut pardonner. Hitler n’a pas pardonné à son père qui ne l’a pas reconnu, et je n’ose pas imaginer ce qui a bien pu être la cause de cette union. Fut-elle forcée par son patron de l’époque ? Si c’est le cas, je crois que sa haine envers ce peuple peut se justifier. Si tout au long de ces années, ne pas savoir qui était son père, et si un jour sa mère lui révèle la triste vérité de sa conception ; point de contraception à cette époque ; sa colère fut-elle telle qu’il voulu voir mort tout ce peuple ? Mais je tiens à dire que ce genre de cas n’est pas propre à ce peuple, mais à toute l’espèce humaine. Ta haine, tu l’as reportée sur un peuple tout entier, alors que tu aurais du la reporter sur ces hommes qui ne possèdent aucun respect pour les autres ; qui se croient supérieurs et qui n’assument pas. J’ai compris ta colère et je crois que le monde entier l’a ressentie. Mais ce fut beaucoup trop disproportionné, même si je ne peux me mettre dans ton propre cas. Certains penseront que tu étais donc un juif, ils seraient dans l’erreur : on ne naît pas juif ou encore moins chrétien ou musulman ou tout ce que vous voudrez.

Quand nous naissons, nous sommes nous, et c’est bien après que nous décidons de rejoindre nos origines ou de les refouler. Nous ne sommes pas obligés de croire en ce que croyait nos ancêtres ou nos parents ou encore toute la communauté dont on fait partie. Qui a dit que c’était eux qui avaient raison ? Il faut regarder partout et apprendre de tout le monde pour enfin se faire une idée sur le monde qui nous entoure. Se bloquer l’esprit dès le départ, je pense que ça ne peut pas mener très loin. Nous devons apprendre de tout le monde, devons lire le maximum de choses, devons regarder toutes sortes de théorie, pour enfin sortir la nôtre ; celle qui nous est propre et non celle de quelqu’un d’autre ; sinon, nous ne serions que des moutons. Sûrement que celui qui a sorti cette théorie avait raison, mais il ne l’a pas inventée. Je suis sûr qu’il a regardé tous les éléments possibles qu’il avait, et il en a sorti quelque chose. Sûrement intéressant dont il faut prendre en compte, mais sûrement pas y croire à cent pour cent. C’est en apprenant qu’on devient un homme. Celui qui décide d’être un mouton, de faire comme tous les autres, ne pourra jamais se démarquer. Il faut pouvoir enlever les œillères que nous possédons et ouvrir grand les yeux sur le monde qui nous entoure. C’est le seul moyen d’apprendre et de grandir. Tout est relatif, rien n’est réel et rien n’est absolu, tout a une fin et il faut s’y faire. Maintenant, à vous de voir la fin que vous désirez ; à vous de l’imaginer. Ce n’est à personne d’autre de vous dire comment penser, comment agir ; c’est à vous de le faire. On peut essayer de vous mettre sur un chemin, mais c’est tout.

Hitler c’est forgé un monde auquel il croyait dur comme fer. Sûrement, ce qu’il avait vécu avant a du entrer en compte dans sa perception de la vie ; c’était la sienne ; ce n’est ni à moi, ni à vous de le juger. Aucun homme ne peut être jugé. C’est sûr qu’il faut des règles pour que nous puissions tous vivre ensemble, mais pas des barrières ou encore des murailles que personnes ne pourraient franchir.

De toutes façons les murailles, qu’ils nous ont mis devant les yeux, c’est juste pour qu’ils puissent affirmer leur pouvoir, nous utiliser et s’en mettre plein les poches. Un jour tout peut changer. Ils ne pourront pas retenir les peuples en esclavage bien longtemps. Ils pensent pouvoir nous avoir, eux, mais je suis sûr qu’il y a des hommes et des femmes qui se battent et qui réfléchissent à une meilleure solution pour la race humaine. Nous ne pouvons finir ainsi, sous un dicta des bourgeois qui ne nous laisseront jamais nous élever, car ils ont trop peur de tout perdre. Comment expliquez-vous que les seules personnes qui sont à Central ou dans les grandes écoles de notre République ne soient que des fils et des filles de bourgeois ? Quand laisseront-ils les esprits du peuple s’instruire ? C’est par le mélange que viennent les meilleures idées. Je ne savais pas que l’intelligence d’un homme était mesurée par rapport à l’argent qu’il possédait. Cela veut dire que les enfants d’un homme qui gagne mille Euros sont plus bêtes qu’un enfant qui a des parents qui en gagne dix fois plus. Non, je pense que l’Etat le fait exprès ; tout n’est que manipulation pour soutenir un régime décadent. Un autre exemple : dîtes-moi si c’est logique un ministre qui fait une loi qui porte son nom et qui va recevoir sa paie de ministre à vie ? C’est tout à fait aberrant ! Surtout quand on sait combien il gagne. La République, quelle rigolade ! Nous sommes manipulés, contrôlés. On nous réduit à l’état de légume avec la télévision, la radio, toutes sortes de pub. Nous sommes des hommes avec la capacité de pensée. Nous ne sommes pas des robots. Je veux bien qu’on me manipule, mais alors, donnez de bonnes raisons de me laisser faire. Notre pays va de plus en plus mal, le peuple de France est de plus en plus pauvre, et vous osez encore nous dire que tout va bien. Je la connais bien la raison, le pourquoi du comment, ceux qui nous ont mis dans cette situation.

C’est après la seconde guerre mondiale que tout a commencé. On aurait pu croire que tout allait recommencer comme avant, que cette fois nous allions pouvoir repartir du bon pied et repartir dans une totale utopie, où le travail est roi, où l’Etat est riche et soutient de grandes choses. Mais ce fut faux. Nous avons été bernés. Vous croyez qu’aujourd’hui, on pourrait reconstruire une tour Effel ? Je ne le crois pas. Quand on construit un pont, désormais c’est fabuleux ; mais construire quelque chose qui coûte la peau des fesses et qui ne sert à rien, comme la tour Effel, construite il y a un siècle de cela, on ne le voit plus. Je ne crois pas que nous ne possédons plus rien, plus d’ambition. Nous avions construit, à l’époque, deux tours ; une fut détruite et l’autre on l’a gardée ; c’était pour l’exposition universelle de Paris. Nous n’avions pas fait seulement que ça, nous avions été jusqu'à détruire tout un quartier de Paris. Nous avions reproduit toute une rue d’Alger à Paris. Le Grand Palais fut aussi construit juste pour cela. Vous imaginez un peu ce que ça représente tout cela pour la gloire de notre Nation ? Aujourd’hui, on peut toujours rêver, la France est ruinée et elle n’a plus rien que des clous. Mais qui nous a mis dans cette position ? Là ce n’est pas la guerre, non, c’est cet allier qui se dit notre ami, qu’aujourd’hui tout le monde admire. Mais qui nous a bien eu. Oui je parle des états unis d’Amérique. Après la seconde guerre mondiale, ils ne voulaient pas répéter les erreurs de la première guerre. Vous me dîtes : quelle erreur ils auraient commises après la grande guerre ? C’est simple : cette fois elle n’allait pas nous laisser nous relever. Ce fut facile pour elle de nous détruire. Déjà cette fois nous n’avons pas pu ne pas les rembourser, mais revenons sur un détail de la libération. Les troupes françaises débarquées en Corse libérèrent la Corse. Ce ne fut qu’une question de temps pour débarquer en Provence. Les Américains le savaient bien. Ils ne pouvaient laisser faire cela, donc ils ont décidé d’avancer le jour J : le débarquement de Normandie. S’ils n’avaient pas fait cela, l’armée que Leclerc avait créée grâce aux volontaires, des hommes qui peuplaient nos colonies, auraient libérés la France. Alors là, on ne les aurait sûrement pas remboursé. C’est pour ça qu’il y eut autant de morts : ce jour là, ils n’étaient pas prêts. D’ailleurs, ils voulaient contrôler la France en mettant des hommes à eux dans nos préfectures, mais Dieu merci, De Gaulle l’a su et les a pris de vitesse. Sinon nous serions peut-être sous dicta américain à cette heure-ci. Ils sont beaux nos alliers, hein ! Pour eux, ils ne voyaient que le pognon et rien d’autre. Ils ne nous ont pas eu ainsi, mais ils nous auront autrement. Dès l’ordre rétabli, les états unis nous ont demandé de leur faire un prix d’ami sur les douanes, et notre gouvernement a plié. Je dirais a capitulé ; même collaboré. Avec cette machination, que voulaient les USA ? En permettant cela, nos entreprises ruinées et détruites ne pourraient jamais revoir le jour. Pour simple exemple : quand Coca Cola est arrivée sur nos terres, aucune autre boisson n’a pu faire face ; sauf une : Orangina ; la seule qui a survécu. Nous en possédions des centaines et pourtant elles n’ont jamais pu refaire surface face au poids que cette entreprise états uniennes représentait. Ce n’est pas chez eux que la guerre eut lieu, mais chez nous. Leurs entreprises étaient en pleine forme et nous ont écrasés. Désormais, nous dépendions de leurs entreprises. Rien n’a pu résister. Aujourd’hui, on paye encore pour la guerre. Je pense que l’on ne devrait plus payer cette dette. Elle devrait être effacée, pour bonne cause : avec leurs entreprises, ils se sont bien remboursés. Notre gouvernement a été incapable de nous protéger. Ils ont détruit nos entreprises et désormais ils s’attaquent à notre culture, à nos biens. Plus rien ne nous appartient.

La France ne sera pas un satellite américain, car sinon nous n’avons aucune raison d’exister. Pour que l’on ait besoin d’eux, ils nous ont demandé de renoncer à nos colonies. Pour nous empêcher de redevenir ce que nous étions. Même aujourd’hui, la France ne s’est pas encore remise de cette guerre. Oui, les maisons ont été reconstruites ; oui, les routes sont refaites ; oui, nous avons le train, les avions. Mais notre liberté, nous l’avons perdue. Désormais, nous sommes pieds et mains liées. Il est hors de question de laisser le monde s’américaniser. Car ce monde irait vers la destruction. Toujours plus consommer va mener la planète à son autodestruction. On vous fait croire que nous voulons aider les autres peuples, mais cela est faux. On ne leur donne que des cacahuètes. Arrêtons de nous voiler la face ! Ce n’est pas que pour les Français mais pour tous les grands peuples d’Europe. Nous possédions le monde et désormais nous ne possédons plus rien. Nous avons laissé nos colonies pour que nous ne nous relevions jamais. La France ne possède que de faibles ressources : le pétrole, une rigolade ; l’uranium pour nos centrales, des broutilles ; du charbon, du fer, certes, on en possède, mais pour combien de temps ? L’aluminium, il y en a partout en grande quantité sur le monde entier, mais en France cela reste dérisoire ; vu notre consommation, le gaz, encore une rigolade. Nous dépendrons du monde extérieur. Voilà la vérité. Le monde, nous ne le possédons plus, enfin désormais, ce sont les grosses multinationales qui le possèdent. Avant nous les traitions bien, les hommes de nos colonies. Certes, on prenait leurs ressources, mais on faisait du bien à tous ces peuples. Au moins, ils ne connaissaient pas la guerre ou très peu puisqu’ils venaient chez nous. Désormais, tous les pays d’Afrique sont confrontés à la guerre et à la destruction. Car désormais, ils veulent tous le pouvoir. Et ça profite à qui ? A nous. Nous sommes des lâches ; nous les avons abandonnés. Désormais, ils sont libres ? Faux : ils ne le sont pas ; ils dépendent encore de nous. Mais désormais, nous ne leur donnons que des broutilles pour qu’ils puissent survivre. Et leurs ressources, elles partent toujours dans nos poches. On ne peut pas faire autrement, nous sommes trop gourmand. Il faut que nous maintenions notre niveau de vie et cela se fait à leurs dépends. Eux dépendent de tous les peuples que nous écrasons sous notre poids. Nous devenons responsables. Je vois les gens qui disent « ho ! Ils vivent dans la misère ! Que c’est mal, il faut les aider ! » Mais si seulement vous saviez, si vous saviez que c’est le système qui le veut ainsi. Tu veux les aider ? Alors les trois frigos, les quatre télés et les deux voitures que tu possèdes donnent-les. Mais tu ne donneras jamais ta voiture ou ta télé. Alors tais-toi. Si nous prenons toutes les richesses mondiales et que nous les divisions par le nombre d’habitants, alors nous aurions tous le niveau de vie du Bangladesh. Es-tu prêt à vivre comme eux ? Dites-moi, nous voulons toujours plus, on ne peut pas essayer de se restreindre ? Ce sont les américains qui nous ont donné cette notion de consommation, toujours vouloir plus, avoir la dernière console qui sort, la dernière voiture. Et nous consommons, et nous consommons. Si vous voulez continuer, alors ils doivent rester dans la misère. C’est ainsi et nous n’y pouvons rien ; sauf, si nous changeons. Si une nouvelle forme de vie commence, que le monde de la consommation s’arrête, et que le monde de la construction et de la cohérence humaine commence. Cherchons ensemble à sortir notre espèce de l’immobilisme ! Allons de l’avant pour pouvoir aider, plus tard certes, mais un jour, tous les êtres humains. Car nos vies ne valent pas mieux que les leurs. Ils sont comme nous, des Homos sapiens sapiens. Des solutions existent, parfois radicales, parfois moins radicales, mais les problèmes ont toujours une solution. Rien n’est impossible ! Si vous ne vous sentez pas assez fort, alors ne lisez pas la suite et restez à vos anciennes préoccupations. Le changement se fera sans vous. Les grands hommes de l’histoire du monde humain ne pensaient qu’à leurs peuples ; c’est très bien mais c’est qu’il leur manquait sûrement des éléments. Ils ne devaient pas savoir qu’ils se battaient avec ceux de leur propre sang. N’oubliez pas une chose : le BIG BANG n’est pas une explosion mais une implosion. Ce qui veut dire que l’espace grandit, certes, mais il va rétrécir ; et nous disparaîtrons, si nous ne commençons pas à travailler ensemble. Notre espèce, celle des Homos sapiens sapiens disparaîtra, et personne ne pourra témoigner de nous. Finalement, peut-être que tout n’est que vacuité...

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